Nos parents sont souvent un modèle pour nous. Ce modèle peut être social , philosophique , politique , mais aussi familial , relationnel , sportif et quelquefois religieux.
Quand on est petit , ils représentent l'amour et l'autorité . Ce sont des guides qui nous enseignent les bases de la vie : apprendre à marcher , à faire du vélo , à bien se tenir à table , à ranger , avec une relation amoureuse indiscutable.
Les relations deviennent un peu plus difficile avec l'école. Les parents ont une mission : la réussite scolaire et l'ascenseur social. Ceci est encore bien plus valable de nos jours , le spectre du chômage planant sur nous comme une chape de plomb.Les parents savent tous que la réussite sociale , l'épanouissement d'un esprit cultivé passe par l'école , en dehors des autodidactes. Ils ont une certaine pression qu'ils transmettent à leurs enfants . Ceci sera valable pour tout le parcours scolaire , allant en s'accentuant jusqu'au fameux baccalauréat . Ensuite l'ado étant devenu un adulte , la confiance s'installe ou essaie de s'installer entre les deux parties .
Les relations se tendent à l'adolescence , la représentation de l'autorité que sont les parents s'émoussant et le vent de liberté et de contestation de la société rôdant autour de la puberté.
La fille devient femme et le garçon qui se cherche encore un peu va suivre le même chemin.
Les conflits apparaissent , scolaires , mais aussi familiaux , le modèle de la famille et de la société idéale étant recherché par l'ado et n'étant pas souvent celui des parents.
Puis , après avoir trouvé son chemin social , ce jeune adulte évolue vers sa vie personnelle et quelquefois familiale.Les parents sont un peu oubliés , en tous cas momentanément.
L'idéal est qu'ils restent un guide par leur expérience . En réalité les chemins divergent .
Jusqu'où ?
J'ai eu personnellement beaucoup de difficultés à voir partir mon père à 77 ans , en pleine forme, du jour au lendemain, sans lui avoir rendu tout ce qu'il m'avait donné.C'est encore difficile 10 ans après.Je n'ai pas eu la même sensation avec ma mère car elle avait 85 ans , et les vacances qu'on avait passé ensemble à Puget m'avaient apaisé.
Sans aucune étude , Mon père en avait bavé et sa vie n'a pas été une promenade tranquille. Mais il est parti en me laissant un sentiment de bonté et de générosité , envers sa famille , ses voisins , les "vieux" du village.J'ai oublié tout le reste .La résilience de Cyrulnik a bien fonctionné.
Montherlant a dit cette phrase que je reprend à mon compte:" chacun est devenu tout à fait soi-même que le jour où ses parents sont morts"
J'ajouterai : malheureusement